Instruments
Chants : Ladainhas
Chants : Corridos
Samba de roda
Notes...
Cette ladainha évoque les racines africaines de la capoeira. Même si cette dernière est bien brésilienne, elle a pu s'inspirer de danses et rites africains tels que le n'golo. Le n'golo était une danse pratiquée autrefois en Angola dans laquelle 2 prétendants au mariage s'affrontaient en imitant des mouvements d'animaux comme le zèbre. C'est pourquoi le n'golo est appelé aussi "danse du zèbre".
Cette chanson rappelle également que la capoeira est aussi un instrument de "libération" du peuple noir face à son oppresseur. Une lecture plus actuelle se détacherait de l'oppression du seul peuple noir pour se ramener à celle de tous les opprimés en général. Il est ainsi complètement possible de se reconnaître dans les valeurs de la capoeira angola en tant que blanc !
La senzala désigne le quartier aux esclaves dans une plantation.
Le senhor fait référence au senhor do engenho (le seigneur
du moulin à canne à sucre), c'est-à-dire au maître de la plantation.
Capoeira é uma arte
Capoeira é uma arte
Que o negro inventou
Foi na briga de duas zebras
Que o N’golo se criou
Quando chegou no Brasil
Capoeira se chamou
Ginga e dança que eram artes
Numa arma se transformou
Para libertar o negro, colega velho,
Da senzala do senhor
Hoje aprendo essa cultura
Para me conscientizar
Agradeço ao pai Ogum
A força dos orixás,
Camaradinha
Iê viva meu mestre
Iê quem me ensinou
Iê galo cantou
Iê cocoroco
...
La capoeira est un art
Que le Noir a inventé
C'est dans la bagarre de 2 zèbres
Que le N’golo s'est créé.
Quand il est arrivé au Brésil
Capoeira il s'est appelé.
Ginga et danse qui étaient arts
En une arme s'est transformé
Pour libérer le Noir, vieux collègue,
De la senzala du seigneur.
Aujourd'hui j'apprends cette culture
Pour me conscientiser.
Je remercie le père Ogum
La force des orixás,
Camaradinha
Iê vive mon maître
Iê qui m'a enseigné
Iê le coq a chanté
Iê cocorico
...